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Garçons-Filles, la Construction Sociale des Différences: Entre Avancées et Stagnation

Le 18 mai dernier, la FCPE Montlouis a reçu Sylvette Denèfle.

Voici un petit bilan de sa conférence : 

   Que de chemin parcouru depuis le militantisme des années 60,  les victoires des années 70 (lois sur le divorce, le viol, l’IVG…) jusqu’au « tout va bien » des années 80. Les études en sociologie sur le genre, débutées dans les années 90, montrent pourtant qu’il reste encore du chemin à parcourir concernant l’égalité Garçons-Filles.

 Même si l’école est une entrée possible, mais pas la seule, dans cette problématique, que pouvons nous en dire sur son rôle dans la construction sociale des différences entre les Garçons et les Filles ?

En 1945, il n’y a presque pas de filles qui dépassent l’école élémentaire. Une inversion se produit après 1945 car le pays a besoin d’une population compétente dans le cadre de la reconstruction et des 30 glorieuses (1945-1975). Les filles s’engouffrent dans l’école et gravissent les échelons. Les taux de réussite augmentent de 1970 à nos jours.

Cependant l’orientation ne suit pas ce phénomène. Les filles sont nombreuses dans les métiers peu valorisés. De plus, de nombreuses professions féminisées sont souvent valorisées par l’affectif et non par le salaire.

Que constate t-on aujourd’hui ?

Les résultats aux tests d’autoévaluation sont dramatiques. Les filles qui ont de bonnes notes ne veulent pas aller en filière S : « je n’en suis pas capable ». Dévalorisation qui ne touche pas les garçons, que des notes moyennes n’effraient pas pour envisager la même filière.

Des études, qui s’appuient sur des statistiques, mettent en avant un phénomène de discrimination inconsciente, qui renforce le mécanisme d’auto sélection : par exemple, le temps de parole dans une classe accordé aux garçons est souvent plus long. S’agit-il de leur donner la parole afin de canaliser leur besoin de bouger, chahuter ? alors que les filles sont réputées plus appliquées ?

 La maison est également l’espace de diffusion du modèle Garçons-Filles : « on apprend pas la lessive »  mais le constat est sans appel, ce sont les petites filles qui aident.

 Alors où en est-on vraiment ?

 Il existe un décalage entre les discours et les mesures de la différence sociale. Celle-ci est toujours bien présente, d’où la nécessité de renforcer les efforts pour que l’égalité ne soit pas factice.    

 

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