Dans une directive envoyée aux recteurs début mai et qui n'avait pas pour vocation de devenir publique, le Ministère demande de mettre en place 5 mesures visant à (1) "l'augmentation de la taille des classes dans le 1er degré" (voir article sur les effectifs dans ce bulletin), (2) la "réduction du besoin de remplacement dans le 1er degré", (3) la "baisse de la scolarisation des enfants âgés de deux ans", (4) la "sédentarisation des enseignants dits hors la classe", (5) la suppression des "intervenants extérieurs en Langue Vivante et assistants étrangers dans le 1er degré".
La volonté du Ministère est donc très claire : réduire le nombre de postes d'enseignants pour faire des économies, sans se préoccuper de la qualité de l'enseignement.
Alors que cette année, plusieurs classes de Montlouis n'ont parfois pas eu de remplaçants en l'absence de leur enseignant, la seule solution proposée par le Ministère, est de recourir aux non-titulaires d'un concours, c'est-à-dire à des étudiants !
D'un côté, le Ministère a supprimé le stage dans la formation des futurs enseignants et de l'autre il indique dans ce texte "qu'il est judicieux d'offrir à des étudiants la possibilité de se familiariser avec la pratique enseignante". Ce recours à des personnels non formés n'est-il pas sans risque pour nos enfants ?
Par ailleurs, si nous laissons mettre en place ces mesures, nos enfants ne pourraient plus être scolarisés des 2 ans, ce qui est déjà très difficile à Montlouis compte-tenu des effectifs en maternelle.
En matière de prise en charge des enfants en difficultés ou en situation de maladie ou de handicap, la 4e mesure propose tout simplement de supprimer les postes, notamment de maîtres G, E, et de psychologues scolaires !
Enfin, du côté des Langues Vivantes, le Ministère demande la suppression des intervenants extérieurs considérant que ce sont aux enseignants du 1er degré de prendre en charge cet enseignement, bien qu'ils ne soient pas toujours formés. A une époque où la maîtrise des langues étrangères est devenue essentielle, cette mesure, comme les autres, ne va-t-elle pas à contre courant ?
Dés la rentrée, la FCPE entend bien informer et mobiliser les parents contre ces mesures néfastes. Si vous partagez notre analyse, contactez nous dès maintenant pour réfléchir aux actions de la rentrée.